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Quelle formation pédagogique du pharmacien en Algérie ?

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Quelle formation pédagogique du pharmacien en Algérie ?

Message  hamzitcho le Jeu 8 Oct - 13:45

Fascinées par le modèle de formation occidentale, nos facultés n’ont pas toujours su repenser leur programme et leur finalité. La vieille Europe, qui se cherche encore, dans ce domaine, nous a, d’une certaine manière, empêchés de donner naissance à un enseignement pharmaceutique intégré à notre milieu.
Mais tous les universitaires algériens ne sont pas résignés. Bien au contraire. Ils sont en train de réfléchir sur la réforme des programmes. Ils cherchent à établir une adéquation entre les besoins réels de notre pays avec le profil du pharmacien. En effet, le jeune pharmacien qui achève ses études se trouve confronté à des problèmes concrets auxquels il n’a jamais été préparé: problèmes de gestion, problèmes psychologiques, spécifiques à notre population, problèmes d’insertion dans l’équipe médicale à l’hôpital, problèmes liés à l’exercice de la profession dans des milieux déshérités, etc.

Il s’agit donc d’avoir l’audace d’entreprendre, dans une première étape, une vaste campagne de consultation qui donnerait voix au chapitre à tous ceux qui peuvent formuler des idées nouvelles capables de rapprocher davantage le pharmacien des réalités de son environnement algérien.

- Faut-il continuer à enseigner un programme appris dans les facultés européennes qui ne correspond en aucun cas à notre pathologie ?
- Faut-il dispenser des cours magistraux alors que dans certains pays des ateliers de recherches et de réflexion ont pris’ le pas sur les «amphis’» du début du siècle ?
- Faut-il délivrer un diplôme unique de pharmacien pour des étudiants qui n’ont pas suivi le même cursus en Algérie?
- Faut-il laisser en suspension et à titre d’exemple des travaux de thèses finalisées, soutenables et validées ?
Si la formation continue devient une nécessité absolue pour toute personne assumant une responsabilité au sein de la santé publique ; en particulier, la formation des cadres au niveau de l’université doit elle-même évoluer afin qu’elle s’adapte aux besoins de la société. En ce qui concerne l’Algérie, je peux dire que les professions pharmaceutiques ont pleinement joué leur rôle au service de la santé et de l’économie. Elles ont suivi le rythme du développement rapide qu’a connu le pays depuis l’indépendance.

Pour situer le problème de la formation du pharmacien dans ce contexte, permettez-moi de donner un aperçu de la situation de la pharmacie et des pharmaciens en Algérie.

Actuellement, plus d’un millier de pharmaciens exercent en Algérie. Leur répartition par secteur d’activité est la suivante:
- Pharmaciens «officines».

- Pharmaciens grossistes répartiteurs.

- Pharmaciens biologistes privés.

- Pharmaciens assurant la représentation scientifique des laboratoires.

- Pharmaciens exerçant une activité technico-administra tive.

- Pharmaciens des hôpitaux.

- Pharmaciens biologistes hospitaliers.

- Pharmaciens résidents en biologie clinique et sciences fondamentales.

- Pharmaciens exerçant des fonctions diverses dans le secteur public ou semi-étatique.

- Cadres des départements de pharmacie.

Des textes législatifs font de la profession l’une des plus réglementées en Algérie. Ainsi, chaque confrère exerce dans un cadre juridique bien défini.

La formation des pharmaciens exerçant en Algérie a été assurée traditionnellement, et pour des raisons historiques à la faculté mixte de pharmacie et de médecine d’Alger-centre. Cependant, après l’indépendance, cette formation s’est quelque peu diversifiée. Des pharmaciens, quoiqu’en petit nombre, ont été formés dans les autres pays francophones, essentiellement en Belgique et plus rarement en Suisse. Il faudrait ajouter qu’un certain nombre de pharmaciens ont été formés en Algérie et quelques rares autres dans les pays du Moyen-Orient, notamment en Egypte, Syrie et Irak.

L’enseignement de la pharmacie en Algérie, et plus précisément à la Faculté d’Alger, a débuté avant la faculté de pharmacie de Paris de 15 ans. Cette faculté a déjà sorti 4 promotions, totalisant un nombre limité de pharmaciens algériens. L’enseignement prodigué est fortement inspiré des programmes des facultés françaises.

La question qui se pose à nous, et qui est à l’ordre du jour dans notre pays, est la suivante:
- La formation de nos pharmaciens répond-elle à nos besoins, tant sur le plan qualitatif que quantitatif ?

- Dans quel sens cette formation doit-elle évoluer pour permettre aux professions pharmaceutiques de jouer pleinement leur rôle au service de la société algérienne ?

LES PROBLèMES
On peut dire, sans risque de se tromper, que le pharmacien sortant de la faculté trouve des difficultés énormes pour assumer ses responsabilité s, quel que soit le domaine d’activité qu’il a choisi pour faire sa carrière. Ce qui montre qu’actuellement les études en pharmacie n’ont pas pour finalité de donner aux étudiants un métier, mais plutôt une formation de base qui est supposée suffisante pour permettre au futur diplômé d’exercer son art dans les différents domaines où il est réputé apte à exercer.

Cette situation est le résultat du fait que, formés à l’étranger, ou dans notre pays, selon un modèle étranger, nos jeunes confrères acquièrent une formation qui, le moins que l’on puisse dire, ne répond pas à nos besoins. J’irai même jusqu’à dire qu’elle ne répond plus aux besoins du pays que nous avons pris pour modèle, car ce pays est en train d’étudier la réforme de ses propres études en pharmacie. Historiquement, les pharmaciens de l’ancienne génération ont été formés en France selon un modèle qui a été depuis modifié, voilà une trentaine d’années.

Le cursus des études en pharmacie commençait par une année de stage obligatoire dans une officine, sous la responsabilité d’un maître de stage. La dernière année des études devait permettre à la faculté de juger à travers les examens définitifs de l’aptitude de l’étudiant de 5ème année à exercer sa profession de pharmacien, et ce, en s’assurant de ses niveaux de connaissances, tant sur le plan théorique que pratique.

Le développement extraordinaire des connaissances scientifiques et la nécessité d’inclure dans les programmes d’enseignement, d’une manière continue, les nouvelles acquisitions scientifiques et techniques, faisait obligation, comme c’est le cas de nos jours, aux autorités administratives et universitaires de mettre au point des réformes touchant aux études de pharmacie. Il est bien clair que la réforme qui a été adoptée en France a sacrifié le côté «formation professionnelle du pharmacien» au profit de sa formation scientifique, car elle avait pour objectif de préparer les futurs diplômés à une carrière des spécialistes, qui en fait n’était l’apanage que d’un nombre relativement restreint de diplômés.

La majorité de nos jeunes confrères, surtout dans notre pays, se destinait à exercer dans l’officine, qui se trouve être la première priorité pouvant répondre aux besoins de notre population. Il est en effet indéniable que dans les 20 premières années d’indépendance, c’est l’activité de pharmacien d’officine qui a absorbé l’écrasante majorité des pharmaciens.
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